THE STAR ET MOI
CHAPITRE 15: Postface

Voilà. Ce voyage est terminé. Mon voyage – notre voyage, cher lecteur, si comme je l’espère vous m’y avez accompagné tout au long.

Christopher Tsui avec ses trophées reçus en 2009

 Un voyage avec ses étapes, ses lieux, ses moments, ses personnages… Dans le désordre me reviennent les souvenirs de Paris, le Parc Monceau, le Rond-Point des Champs Elysées, Versailles, Saint-Nom-La-Bretèche, Chantilly… Orlando… Newmarket, Curragh, Longchamp… Hong Kong, Londres, Covent Garden... Epsom Downs, Sandown Park...

Londres
 
Paris
Orlando
 
Hong Kong

Garfield et Tom et Jerry, Pierce Brosnan et Mel Gibson… Le « leader suprême » Deng Xiaoping et Liu Tingting, les professeurs Sun Jiadong et Li Boyong, Chen Hon Goh, et avec elle le Lac des Cygnes et Casse-noisettes…

Pierce Brosnan
 
Garfield
Deng Xiaoping
 
Le Président Hu Jintao remet le Prix de la science et technologie au Ministre Sun Jiadong

 

Tom et Jerry
 
Le livre de la filleule de ma mère

Jack Nicklaus et Tiger Woods… John Clarke et John Oxx… Clément… SM la Reine Elizabeth et SA l’Aga Khan…

Sa Majesté la Reine
 
Tiger Woods

 

Son Altesse le Prince Aga Khan
 
Michael Kinane et John Oxx

Et bien sûr, chez les êtres que je ne peux tous énumérer – tantôt présents et tantôts absents, c’est la loi des voyages, mais toujours au centre : ma mère, mon père et ma soeur Christine. Et mon Sea The Stars et Urban Sea…

La famille Tsui au " Prix de Diane "

 

Urban Sea
 
Sea The Stars

Mais moi, qui suis-je ? Qu’étais-je avant ce voyage et qui suis-je à son terme, puisque – comment oublier cette expression fameuse, je l’ai citée : « Mieux vaut le voyage plein d’espoir que l’arrivée à son terme. » J’ai transcendé le cheval de jade, le cheval Ling, que j’ai monté comme les cavaliers mongols, je suis parti sans carte, sans livret-guide, l’itinéraire s’est ouvert devant moi à la mesure du déploiement de ma vie. J’ai fait à ma manière le Voyage vers l’Ouest du Roi Singe. Vers l’Est aussi, d’ailleurs, avec comme viatique la philosophie apprise depuis mon plus jeune âge : toujours suivre ce que je voyais avec mon coeur, et non pas seulement avec mes yeux.

Cavalier
 
Le cheval de jade

 

Le Roi Singe
 
Sentir avec son cœur

Donc, classiquement, c’est d’une initiation qu’il s’agit et que j’ai voulu décrire dans ce livre : où mes années d’ apprentissage se sont confondues avec mes années de voyage. Et dont je retire aujourd’hui toutes mes convictions, mes « nourritures spirituelles » : je ne me demande plus comme hier ce que ferait le Petit Prince – le héros du livre de Saint-Exupéry offert par ma mère – dans telle situation ou devant tel défi, en cherchant les possibles analogies entre sa vie et la mienne. J’ai compris par le coeur qu’à ma propre dimension, tout infinitésimale qu’elle est dans l’univers, je contribuerais un jour à rendre le monde meilleur, non seulement pour moi mais aussi pour mes amis et mes proches. C’est ma plus grande découverte, celle que je veux partager.

Meilleur monde
 
Le Petit Prince de Saint-Exupéry

Le livre de ce voyage – ce livre que vous avez lu – n’a pas de véritable conclusion. Il demeure ouvert. Ses leçons sont vivantes. La relation très intense qui est en son cœur est celle d’une mère et de son fils, et le récit exprime tous mes sentiments d’enfant déraciné, perdu dans une culture diamétralement opposée à la culture de mon pays.

Mère et fils
 
Frère et sœur

 

Perdu dans une culture opposée à la mienne
 
Apprendre à se faire des amis de cultures différentes

Jeune garçon, je me suis adapté pour survivre en dominant les événements grâce à cette figure mythique, si riche dans mon cœur et mon imagination, du « cheval ». L’amour de ma mère m’avait forcé au désespoir des cours de piano et de ballet. Je préfère en rire aujourd’hui, mais je cherche toujours en vain un sens à ces apprentissages conventionnels : en quoi cela m’aurait-il rendu moins superflu ? Bien sûr que j’aimais ma mère et ma sœur, mais que pouvais-je avoir en commun avec leurs activités ?

Souffrance à travers mes leçons de piano
 
Récital devant les ministres chinois

 

Les activités culturelles de Christine
 
Christine dans son costume de cygne noir

 

Que pourrais-je avoir en commun avec ce genre d'activités ?

Je savais bien le sens de ma naissance de mâle, que je serais l’héritier de la famille, et que j’aurais la lourde tâche de porter sur mes épaules les espoirs de toute cette famille. Ma mère, femme puissante dans la politique et les affaires internationales, ne pouvait trop souvent que me considérer comme l’héritier, d’avantage que comme le fils de chair et de sang. Mon père, tout dévoué à ses sports favoris, serait un peu distant.

L'héritier de la famille
 
Ma mère à l'exposition d'aviation de Las Vegas

 

Mon père sur sa voiturette de golf
 
Ma mère avec le vice-premier Ministre thaïlandais M. Bhichat Rattakul

Et tout le monde allait penser que ma vie serait facile, fils de riches, entouré de parents aimants. Qui en voyant le cygne sur le lac paisible, tranquille, n’oubliait pas ses pattes battant sans cesse frénétiquement sous l’eau ? Personne ne connaissait mes moments de souffrance et de lutte pour être à la hauteur de ce que je représentais, de ce qu’on voulait que je sois.

Le joli cygne sur le lac
 
Le ballet " Le lac des cygnes "

C’est en définitive l’arrivée inattendue dans ma vie de cette pouliche nommée Urban Sea qui devait la changer. Grâce à ce cheval, j’ai trouvé ma passion, et aussi une voie de communication avec ma mère : c’est comme si tout notre amour, maternel et filial, s’est alors éclos à travers cette jument, ma mère étant métamorphosée. Elle, de personnalité inatteignable, se réincarnant à mes yeux comme être d’amour ; moi, voyant transformé le fardeau d’être l’héritier de la famille en bonheur de devenir propriétaire de chevaux.

Ma mère avec le Ministre Sun Jiadong, le Ministre francais de la défense M. Gerard Longuet et le Ministre de l'écologie M. Jean Louis Borloo
Ma mère s'est métamorphosée

 

Le fardeau d'être l’héritier
La joie d'être propriétaire de chevaux

J’ai suivi toute la carrière d’Urban Sea, et à travers son parcours j’ai appris à me faire des amis parmi les autres cultures, les milieux sociaux différents et les produits d’éducations diverses. Avec la réussite d’Urban Sea, j’ai appris la fierté de vaincre les adversaires dans ses nombreux triomphes. En sens contraire, avec les caprices d’Adieu au Roi, j’ai appris aussi la défaite et ce que signifie « perdre la face ».

Avec Urban Sea, j'ai connu la fierté de battre les adversaires

 

Rainbow Dancer est une autre star de mon écurie
Avec Adieu au Roi, j'ai connu la défaite

 

Après mes cinq années de vie sportive passées à Orlando pour satisfaire les espoirs de victoire de mon père sportsman, et cinq autres années passées à Londres pour accomplir les espérances universitaires de ma mère...

 

Fardeau

 

En ayant exaucé les souhaits de mes deux parents, j’ai appris dans le processus le respect et l’admiration d’une star telle que Tiger Woods, dont je me suis inspiré pour atteindre la maîtrise et la concentration exclusive sur l’objectif visé. J’ai appris l’importance de l’éducation universitaire et aussi le respect envers ses enseignants.

 

Mon idole Tiger Woods
J'ai pu atteindre mon objectif en m'inspirant de mon idole

 

L'importance de l'éducation universitaire
Aristote et son élève Alexandre le Grand : le respect envers ses enseignants

 

Tout au long de ma vie, ma mère m’apprend la philosophie de l’existence, le sens de l’amour, de l’amitié, de la famille, de l’argent ; de l’équilibre à trouver au milieu du chaos vital.

L'amour
La famille

 

L'argent
Les amis
L'équilibre

 

Ma soeur, avec son érudition, qui m’aime de tout son coeur, m’aide à trouver mon style dans la chose écrite.

Christine et moi avons grandi ensemble
Nous comptons l'un sur l'autre

 

Elle est toujours là pour moi
Elle soutient mon aventure hippique

La perte de mon meilleur ami, Clément Lesbordes, m’a fait sentir la vanité de la possession éphémère, et combien il faut chérir notre entourage tant qu’il nous est donné la chance de l’avoir ; qu’il est nécessaire de supporter de notre mieux les faiblesses et les défauts d’autrui pour vivre tous en harmonie et ne pas avoir de regrets dans l’avenir.

Vivre en harmonie
Ma mère avec ses jeunes invités

C’est ensuite la mort d’Urban Sea qui m’a donné conscience que l’essentiel est invisible à nos yeux et ne peut être approché que par le cœur. Dès mon enfance et grâce à l’éducation de ma mère, j’ai su que l’argent ne peut acheter le bonheur, ce bonheur qui ne s’obtient qu’à travers la qualité de la pensée : il faut tout le parcours de l’éducation pour pouvoir saisir cette qualité de pensée, qui s’acquiert car elle n’est pas innée.

Energie positive
Le bonheur peut être aussi simple

 

Avec le petit poulain Sea The Stars, l’héritage d’Urban Sea, dont ma mère m’a fait cadeau, j’ai appris la responsabilité d’être propriétaire, avec l’aide des experts de la profession.

Le petit poulain dont ma mère m'a fait cadeau
Je suis l'heureux propriétaire de Sea The Stars

 

La responsabilité d'être propriétaire de chevaux
J'apprends à gérer la carrière de course et d'élévage avec les experts

J’ai appris à être et à agir comme un professionnel. Avec ce cheval de rêve, j’ai connu les sommets d’une profession exclusive, au confluent du sport et des affaires, de l’éthique et de la fortune : l’élevage de pur-sang et les courses de chevaux. J’ai vécu de l’intérieur les folies des concurrents, les luttes et les influences, les rumeurs et les étranges vérités. J’ai serré la main des grands et été écouté des puissants. Puis les paillettes ont été balayées et je n’en ai pas été affecté. Toutes ces épreuves et tous ces succès m’ont préparé à devenir l’homme que je suis aujourd’hui.

Ma mère et le Ministre Sun Jiadong
J'ai été preparé a devenir l'homme que je suis aujourd'hui

En épilogue, quand au Claridge de Londres le 18 novembre 2009 mon Sea The Stars, vainqueur de six courses de Groupe I, a été nommé Cheval Cartier de l’Année et Poulain Champion de Trois Ans.

M. Arnaud Bamberger m'a remis le Prix Cartier 2009

Mon bonheur était sans limite, mais comme voilé par la pensée des deux grands absents. Entre ce jour et 1993 en effet, lors de mes premiers pas dans le rond des vainqueurs à l’hippodrome de Longchamp, il me manquait cruellement deux êtres chers : Clément et Urban Sea.

C’est à eux que ce livre est dédié.

Clément a passé des moments merveilleux avec Urban Sea
Notre jument inoubliable

 




 
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